Le voyage nous mène à la photo. La photo à la nature et à nos animaux. La vie à la réflexion.
VOYAGE DANS LA PUSZTA
Aujourd'hui, promenade dans la puszta, direction Pongracz avec notre guide Mercedes, conseillée par Krisztian. Nous partons en direction de la grande plaine
hongroise. C'est avec grand plaisir que nous écoutons Mercedes nous raconter la vie de son pays, les coutumes, les changements entre l'ancien et le nouveau régime.
Nous arrivons à Pongracz où nous sommes accueillis avec un verre de barackpalinka, une eau de vie d'abricot spécialité de la région. Oupf ! En fin de matinée un peu violent pour moi.
Dans la cour, dans une énorme marmite, sous un feu de bois, la goulash mijote depuis quelques heures déjà.
Nous pouvons admirer un ancien puit à bascule typique. Mercedes nous explique que son fonctionnement n'est pas simple, il faut le coup de main.
Puis, les Csikos, gardiens des troupeaux de chevaux, nous font un spectacle époustouflant dans leur beau costume traditionnel.
Le cheval fait partie de l'histoire du pays qui est un peuple de cavaliers. Arpad, chef des conquérants hongrois a échangé un cheval contre l'actuelle Hongrie ;
légende ou vérité ?
Joseph II de Habsbourg a fondé le premier haras national en 1784 à Mezöhegyes.
Course d'attelages
Les Csikos debout sur les chevaux, claqué de fouet.
Un magnifique spectacle où l'homme et le cheval ne font qu'un. Ces hommes aiment leur monture. Un détail, les chevaux ne sont pas sellés.
Oh ! J'allais oublier un moment de fou rire ! Pas envie de bouger l'âne, pas comme ses petits copains qui ne s'arrêtent plus.
L'âne est un animal domestique qui se dresse facilement. Il servait de bête de somme et de selle.
Les boeufs gris de Hongrie sont magnifiques avec leurs belles cornes et leur pelage d'un joli gris cendré. Ils s'adaptent très bien aux immenses étendues de pâturages.
Cette race ancienne est robuste. Elle fait également partie du patrimoine historique du pays. Sa viande est très appréciée bio et peu grasse.
Ne sont-ils pas beaux ces petits jeunes ?
Après ce beau spectacle un repas typique et très copieux nous est servi.
Goulash, salade avec du choux, viandes de la ferme.
Après ce délicieux repas servi avec gentillesse et dans la bonne humeur nous partons en charette visiter une véritable ferme, la véritable vie.
Nous sommes accueillis par le propriétaire et des musiciens qui font partie de la famille et qui nous jouent un air de chez eux.
Nous pouvons acheter du miel et de la charcuterie maison, du paprika préparé par la voisine, ici c'est l'entraide. Des boissons nous sont offertes ainsi que des
pogàcsa, beignets que nous salons et frottons avec de l'ail, ils sont encore tous chauds ; délicieux.
Le propriétaire nous montre la peau de mouton utilisée par les bergers de la puszta l'hiver.
Puis nous visitons cette ferme d'un autre temps. J'ai l'impression d'avoir remonté les années, quelle différence avec nos fermes.
Les animaux connus et moins connus. Je ne vous présente pas la poule et ses poussins.
Viennent ensuite les moutons "ratzka" avec leur tête foncée, leurs longs poils d'environ 25 à 30 cm et leur superbes cornes torsadées. Ils sont élevés pour la laine, le
lait et la viande.
Puis, le porc laineux "mangalitza" aux soies frisées. En voie de disparition, son élevage reprend vers 1990. Il a de longs poils épais et frisé en hiver. Il est
recherché pour sa viande qui contient très peu de cholestérol.
Nous commençons la visite de l'intérieur. La réserve où sont bien rangés les pots de miel, de confitures, de conserves maison, les charcuteries suspendues...
Puis nous entrons dans la cuisine. La propriétaire, son foulard sur la tête, se trouve devant un ancien fourneau à bois, penchée sur une immense casserole remplie d'huile où cuisent des
beignets. Notre guide me fait entrer dans la chambre... tout est propre, bien rangé mais pas de photo. En arrivant dans cette cuisine, en voyant cette femme, "ma crise d'angoisse". J'ai le
sentiment que je lui vole son intimité, sa vie simple, je sors rapidement en la remerciant avec un pincement au coeur. Pour moi la visite se termine là !
Nous sommes des privilégiés et l'oublions trop souvent. Un grand merci à toutes ces personnes pour leur hospitalité.